Le taux de pénétration d’Internet dans les foyers français est équivalent au taux de pénétration de la télé dans les foyers en 1965…ce qui laisse songeur quant à l’avenir du web. En effet certains usages nous surprennent déjà et impactent largement sur nos vies quotidiennes. Notre consommation de média, notre rapport à l’information a cette particularité d’évoluer de muter au grès des transformations technologiques. On peut même se demander si la technologie ne finit pas par s’adapter à nos pratiques. Internet par son ouverture sur le monde nous mène corollairement dans un système de l’hyperchoix…Adorno aurait sûrement récusé ce phénomène que je qualifie de bénéfique, car dans cette période exacte où rien n’est figé ni réglementé, il est encore possible de créer, d’impulser, d’inventer et de s’approprier ce nouvel espace.
Un exemple significatif est celui des sites où le citoyen est rédacteur (Agoravox, youvox, rue89…). Cependant, nombre d’entre nous sont en droit de s’interroger sur la pertinence de ce type de site. En effet, la qualité des créateurs de contenu, l’adéquation avec un récepteur pose un certain nombre de problème similaire par ailleurs aux médias traditionnels. Quand l’e-citoyen devient professionnel ? S’il le devient, la rentabilité devient un enjeu de survie. L’idéologie originel du net n’était sûrement pas de créer de la plus value… Plus largement, toutes ces questions posent la question d’un nouveau modèle économique. Chaque entreprises, institutions, doivent et devront s’efforcer de conjuguer les outils à leurs dispositions pour trier, redéfinir leur périmètre d’action notamment sur le web. Ceci avec l’outil qu’est la veille qualitative, mais pas seulement, le quantitatif avec des logiciels de recherche et pour compléter des outils de cartographie du net du type blogopole.
M.F.





