Archives mensuelles : mars 2007

The machine is us : l’histoire du net

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Le Master professionnel de Communication Politique et Sociale

Le Master « Communication politique et sociale » du département de Science Politique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a été créé en 1978 par Jean Marie Cotteret (professeur émérite des universités, ancien membre du CSA et actuellement membre du CNIL) et forme les étudiants aux métiers de la communication, des médias et des études d’opinion. Seule formation réputée pour la communication politique, le Master est placé dans les toutes premières formations au classement SMBG des Masters de communication.

Après une sélection particulièrement âpre (500 candidats pour 40 places), les étudiants du Master suivent des enseignements variés à la fois de théoriciens réputés mais également de professionnels avérés : Jacques Gerstlé (professeur, responsable de la formation) ; Laurent Habib (PDG Euro-RSCG C&O) ; Jacques Suart (directeur de la communication du groupe Elior et président de l’association Entreprises & Médias) ; Emmanuel Rivière (directeur du pôle politique au sein du département Stratégies d’opinion, TNS-Sofres) ; Denis Muzet (directeur de Médiascopie) ; Jean-Emmanuel Paillon (adjoint au chef du SICOM, ministère de la santé et des solidarités) ; Christophe Aguiton (militant politique, syndical et associatif) …

Le second semestre est consacré à un stage de fin d’études de trois mois minimum qui a pour but d’ajouter des compétences professionnelles à des connaissances théoriques ; ces dernières étant encore approfondies par un mémoire théorique (d’une centaine de pages).

Le département de Science Politique

L’UFR de Science politique a été créée sous le nom de Département de Science politique de la Sorbonne en 1969, au sein de l’Université Paris 1, à l’initiative notamment de Maurice Duverger, Madeleine Grawitz, Léo Hamon, et Marcel Merle.

Elle constitue en France la seule institution universitaire exclusivement vouée à la promotion de cette discipline aussi bien par l’enseignement que par la recherche.
Outre la recherche et l’enseignement, la formation en science politique prépare aussi à des activités professionnelles, en permettant l’acquisition de connaissances, l’assimilation de modes de raisonnement, la réalisation de travaux qui facilitent directement l’accès à des emplois (journalisme, communication, collaborateurs ou experts des décideurs politiques, concours d’entrée dans la haute fonction publique, collectivités locales, etc…).

Une université pour le XXIème siècle

Héritière à la fois de la Sorbonne et de la Faculté de droit et des sciences économiques de Paris, l’Université Paris 1 accueille aujourd’hui environ 40 000 étudiants répartis en 14 unités de formation et de recherche et 5 instituts. C’est aujourd’hui la plus grande université de France, et elle a vocation à devenir l’un des grands pôles européens de la recherche et du savoir du XXIème siècle. Elle offre ainsi un éventail complet de formations au plus haut niveau dans le domaine du droit et de la science politique, des sciences économiques et de la gestion et des sciences humaines. Se voulant la synthèse de la tradition et de la modernité, elle affirme sa volonté d’une collaboration avec le monde économique, lui permettant de développer un réseau de relations très fructueuses avec les acteurs du domaine public et privé.

Les petits-déjeuners débats de l’association

– LA PETITE HISTOIRE

Soucieux de valoriser leur diplôme sur le marché du travail, les étudiants du Master professionnel de Communication Politique et Sociale ont été agréablement surpris quand dans le cadre de son séminaire « Profession : Communiquer », Jacques Suart (directeur de la communication du groupe Elior) décida de changer les modalités d’examen. En remplaçant le traditionnel « devoir sur table » par l’organisation d’un « petit-déjeuner débat », c’est une jolie passerelle que J. Suart construisit entre le monde universitaire et le monde du travail sans y supprimer l’intérêt intellectuel. C’est l’occasion pour les étudiants du Master de suivre un projet du début à la fin (choix du sujet, des intervenants, du lieu, des sponsors, de la publicité…), exercice directement transférable dans la vie professionnelle.

Forts de ses succès, les petits déjeuners sont un moment essentiel de cette formation et contribue de manière certaine à la réputation de ce Master. Les questions de fond qui y sont posées et la qualité du débat permettent à chaque invité d’y trouver un intérêt.

– L’ASSOCIATION SORBONNE COMMUNICATION

Créée en 1991, elle rassemble les différentes générations d’étudiants du Master de Communication Politique et Sociale. Elle a pour but d’assurer la collaboration efficace entre étudiants, enseignants et administration et de promouvoir le diplôme auprès des professionnels. L’association sert de soutien logistique à l’ensemble des étudiants qui organisent les « Petits-déjeuners débats » de la Sorbonne.

S’adapter au WEB 2.0 : la veille Internet

L’année 2006 fut celle de l’avènement médiatique du « Web 2.0 ». Ce terme, inventé par Dale Dougherty de la société O’Reilly Media, ne fait pas encore l’objet d’un consensus quant à sa définition. Néanmoins, l’idée centrale qui ressort, c’est qu’Internet est rentré dans une nouvelle phase, qui implique alors l’apparition d’une nouvelle génération de sites tels que Wikipédia, Del.icio.us, Flickr, Netvibes, Technorati, Dailymotion, youtube et bien d’autres. Les exemples sont nombreux et ne doivent pas être vus comme un simple phénomène de mode pour adolescents. Chaque personne doit aujourd’hui prendre la mesure de ce changement.

Ce bouleversement fut certes possible grâce à des innovations techniques comme la multiplication du haut débit ou les modifications du langage de programmation (html remplacé progressivement par le php-mysql, xml, ajax ou java). Il serait néanmoins faux d’appréhender ce nouvel Internet uniquement dans son aspect technique : ce n’est pas la technologie elle-même qui induit les changements mais ce sont les usages qui les créent. Chaque invention renferme des valeurs et des cultures et ce sont bien ces aspects là qui nous intéressent particulièrement.

Malgré sa complexité quelques idées simples sont à retenir sur le Web 2.0 : D’abord son caractère massivement relationnel. En participant à une encyclopédie commune (Wikipédia, Imdb…), en posant des commentaires sur des blogs (Myspace, Overblog, Skyblog…), en échangeant des fichiers audios et vidéos (Youtube, Kazaa, emule…), les internautes sont de plus en plus reliés entre eux jusqu’à former des « communautés virtuelles ». On passe d’une communication du style « one to one » au « many to many ». Ensuite le caractère ascendant de l’information et des innovations software. Dans le langage de la Silicon Valley, on parlerait d’un modèle top-down remplacé par un modèle bottom-up. Les innovations sont le fruit d’usagers qui travaillent ensemble en ligne. L’individu retrouve toute sa place dans le Web 2.0 en s’affranchissant des schémas classiques de hiérarchie dans les relations humaines au profit d’un système de coopération entre semblables. Il ne se contente pas d’être représenté et devient producteur autant que consommateur. C’est le caractère expressiviste du Web 2.0

Ces deux caractéristiques principales font apparaître Internet comme un nouvel « espace public » où il est possible à l’individu d’obtenir « juste l’information qu’il veut, quand il veut et où il veut ». Ceci implique une remise en cause profonde de la communication traditionnelle des différents acteurs. Aujourd’hui, l’audience cumulée journalière des blogs est au moins égale à celle des grands médias en ligne. De nombreux médias alternatifs en ligne ont vu le jour et invitent chacun à devenir lui-même producteur d’information d’où le slogan d’Indymedia : « don’t hate the media, be the media ». Ainsi, les sources de légitimité de l’information se sont diversifiées.

Dans ce nouveau contexte où les notions de réputation et de confiance deviennent clé pour les différents acteurs, comment ces derniers peuvent-ils adapter leur stratégie de communication ? Comment font-ils face au flot d’information les concernant sur la toile ?

Si le Web 2.0 implique une modification profonde des stratégies de communication (entreprises, acteurs politiques, médias traditionnels…), la veille internet permet dans une certaine mesure de reprendre les cartes en mains. D’abord, de manière défensive, en se protégeant des rumeurs. Ensuite, de manière offensive, en transformant ces informations en opportunités. En quoi consiste exactement la veille internet ? Est-ce aujourd’hui nécessaire ? Efficace ? Quelles sont les implications à long terme de cet outil ? C’est donc l’objet du petit-déjeuner débat que nous proposons

Points étant susceptibles d’être abordés

(Les points contenus dans le plan suivant donnés à titre d’indication. Ils seront ou non traités en fonction du déroulement des interactions entre les débatteurs).

Le Web 2.0 et la modification des stratégies de communication

– Qu’est ce que la veille internet ? Quel cadre d’analyse pour cet outil (Intelligence économique,veille d’opinion…)

La veille internet : outil défensif ou offensif ?

– Les opportunités économiques : l’exemple de google (data-mining, profiling…). De l’audience potentielle à la cible qualifiée.

– Quelles conséquences à long terme ? La question des libertés et la vie privée