Archives mensuelles : mai 2007

l’e-citoyen est-t-il producteur de créativité ou d’économie?

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Le taux de pénétration d’Internet dans les foyers français est équivalent au taux de pénétration de la télé dans les foyers en 1965…ce qui laisse songeur quant à l’avenir du web. En effet certains usages nous surprennent déjà et impactent largement sur nos vies quotidiennes. Notre consommation de média, notre rapport à l’information a cette particularité d’évoluer de muter au grès des transformations technologiques. On peut même se demander si la technologie ne finit pas par s’adapter à nos pratiques. Internet par son ouverture sur le monde nous mène corollairement dans un système de l’hyperchoix…Adorno aurait sûrement récusé ce phénomène que je qualifie de bénéfique, car dans cette période exacte où rien n’est figé ni réglementé, il est encore possible de créer, d’impulser, d’inventer et de s’approprier ce nouvel espace.

Un exemple significatif est celui des sites où le citoyen est rédacteur (Agoravox, youvox, rue89…). Cependant, nombre d’entre nous sont en droit de s’interroger sur la pertinence de ce type de site. En effet, la qualité des créateurs de contenu, l’adéquation avec un récepteur pose un certain nombre de problème similaire par ailleurs aux médias traditionnels. Quand l’e-citoyen devient professionnel ? S’il le devient, la rentabilité devient un enjeu de survie. L’idéologie originel du net n’était sûrement pas de créer de la plus value… Plus largement, toutes ces questions posent la question d’un nouveau modèle économique. Chaque entreprises, institutions, doivent et devront s’efforcer de conjuguer les outils à leurs dispositions pour trier, redéfinir leur périmètre d’action notamment sur le web. Ceci avec l’outil qu’est la veille qualitative, mais pas seulement, le quantitatif avec des logiciels de recherche et pour compléter des outils de cartographie du net du type blogopole.

 M.F.

 

 

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Quand les entreprises prennent la mesure du net…faceface.fr

 

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Le Snep (syndicat national de l’édition phonographique) vient de lancer une plateforme de débat en ligne (faceface.fr).
A la question: Pourquoi ce site ?
Le Snep répond
« L’ouverture d’un débat sur l’avenir de la musique nous est apparue essentielle à l’heure ou la révolution numérique nous a, paradoxalement, éloigné. L’idée d’une plateforme de discussion est née de ce simple constat : les monologues de chacun, sur la toile, doivent céder la place aux débats. Nul ne doute que la musique, telle que nous la connaissons aujourd’hui, est en danger, et qu’il nous appartient à tous, ensemble, de nous interroger sur son avenir. Internet a bouleversé les usages de chacun. Les pratiques actuelles de la musique, de la dématérialisation à la diffusion sur les nouveaux médias, ont profondément modifié la perception que les professionnels de la musique ont de leurs métiers. Plus que jamais, les professionnels s’efforcent de réinventer leurs pratiques, pour s’adapter à la révolution numérique.« 

Voilà un exemple parlant des évolutions du rapport entre les institutions et les internautes. La plateforme de débat mise en place est une des solutions à envisager pour créer un lien, une passerelle entre les nouveaux usages des uns et la nouvelle communication des autres…

Ce projet a été réalisé par l’agence Human to Human

 

 

M.F.

Joost, la télé en peer to peer!

joost.jpgJoost est un logiciel permettant la distribution de programmes télévision et d’autres formes de vidéos sur le web en utilisant la technologie du peer to peer. Ce projet à été initié par les fondateurs de Kazaa et de Skype (Niklas Zenstrom et Janus Friis) . Travaillant sous le nom de code « The Venice Project », Zennstrom and Friis ont mis sur pied des équipes de développeurs dans une demi-douzaine de villes autour du monde, entre autres New York, Londres, Leiden et Toulouse. L’idée cette fois-ci n’est pas de permettre le piratage des œuvres audiovisuelles mais simplement de s’appuyer massivement sur les internautes pour diffuser des programmes au sein d’un réseau que seul Joost peut alimenter. Ces équipes sont en ce moment en négociations avec les principales chaînes de télévision. Pour obtenir ce programme, il faut être invité par un détenteur de Joost (sur le modèle de gmail). En absence réelle de réglementation, à voir si ce projet va envahir la toile…et quelles vont être les conséquences sur l’industrie culturelle et son financement…A suivre.

M.F.

Réflexions sur le rôle sociologique du média Internet

La première caractéristique d’Internet est sûrement son aspect communicationnel. En effet ce média fait une place singulière à la communication dite ascendante que nous definirons comme suit: « la conversion des rapports sociaux en rapports politiques » (G. Burdeau 1977). Si nous partons du postulat selon lequel la communication sert à révéler au système politique les demandes qui émanent de la société, la communication s’inscrit alors dans une participation collective dont témoigne l’activité des multiples acteurs de la société, dont les partis politiques, les mécanismes d’élaboration de l’agenda public, les mobilisations mais aussi la communication interpersonnelle. C’est tout le rapport de la « société civile » à la sphère politique qui est ici concerné par la communication et l’information (J. Gerstlé).

Au sein du média Internet, il est rendu possible, par l’outil qu’est la veille, d’analyser en remontant les informations induites par les échanges de type interpersonnels. La conversation, la discussion sont des modes ordinaires et pourtant combien puissants de la communication puisque par elles circulent les représentations, les discours, les stéréotypes, les cadres interprétatifs de la société (J. Gerstlé). Par conséquent, toutes problématiques d’ordre politique ou consumériste s’inscrivent dans ce mode de communication.

Les espaces de discussions sur Internet (Blog, wiki, forum, etc.) sont des lieux privilégiés d’expression et d’échanges où l’individu y occupe une place centrale. Nous pouvons émettre l’hypothèse selon laquelle , cette participation ou collaboration construit en partie l’opinion.

L’enjeu est ici pour les institutions, les entreprises et le politique de prendre en compte ce phénomène visible, de façon d’une part à saisir les demandes, les revendications des individus et d’autre part de prendre part aux interactions qu’induisent ce média.

A ce jour, les récentes évolutions technologiques du web se sont accompagnées de nouveaux usages. Le navigateur web se dote d’applications et de contenus personnalisés que l’internaute contribue à enrichir et qu’il partage au sein de ses réseaux sociaux. L’individu apparaît effectivement au centre de ce nouveau média. Ainsi les différentes institutions (publics/privés, politiques, etc.) ne peuvent plus se contenter de communiquer uniquement de façon descendante. La campagne présidentielle 2007 en est un exemple parlant. Si les précédentes campagnes se présentaient sous l’angle : « j’ai un programme à vous proposer », celle-ci s’est présentée sous l’angle : « j’ai une question à vous poser ». D’ailleurs, les candidats, tellement soucieux de répondre aux divers attentes des citoyens, ne sont pas parvenus à imposer un thème unique de campagne, ce qui a conduit, selon nous, à un morcellement du débat et corollairement à une perte qualitative. Cet exemple pour étayer le constat selon lequel les internautes par leurs nouvelles pratiques sont devenus des acteurs de la vie politique et par extension de la société. C’est pourquoi ce débat ne traite pas uniquement de l’aspect politique ou consumériste, car les nouveaux usages associés au web 2.0 transcendent cette dichotomie. La question au centre de ce débat sera : Quelle va être la nouvelle configuration sociologique d’une société qui réintroduit à travers le média Internet l’individu en son centre ? Si la communication de toute institution ne se veut plus seulement descendante mais aussi ascendante, alors où se trouve la limite, quelle part de contribution laisser aux experts et aux citoyens lambdas ?

Nombre d’institutions utilisent, d’ores et déjà, une procédure de veille. Selon leur problématique, il est possible de définir un territoire de veille afin de déceler les questions, les problèmes, les recommandations des internautes. Cette pratique est de plus en plus présente, et les institutions en ont compris la nécessité. Cependant l’enjeu principal qui se pose à ces mêmes institutions est la massification du média internet. En effet on peut penser qu’ici 10 à 15 ans, un pays comme la France sera totalement équipé d’un accès Internet et que son utilisation sera commune et tenue pour acquise. Il deviendra par conséquent difficile de définir des territoires de veille pertinents. Par conséquent, comment les institutions vont elles s’adapter à cette future configuration qui interfère dans les stratégies classiques de communication ? A l’heure où l’individu peut créer, modifier, manipuler et même structurer du contenu. Et où les utilisateurs peuvent également décider des fonctionnalités grâce à de nouvelles possibilités de paramétrage / personnalisation innovantes.

M.F.

Marion Frêche

Après un an passé à l ’Université de Durham pour effectuer une licence d’Histoire, Marion a définitivement quitté Montpellier pour rejoindre la capitale afin d’obtenir un Master de Sciences politiques. C’est la « veilleuse » du groupe. Elle effectue son stage de fin d’études à l’agence Human to Human

Son usage du web: multi-modalités.

FRÊCHE Marion

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e-mail : marion.freche@gmail.com

Né le 5 janvier 1984

Formation

2006-2007 Master 2 Science Politique « Communication Politique et sociale » Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Mémoire : Internet : une nouvelle configuration de l’espace social.

2005-2006 Master 1 Science Politique « Communication et Pouvoir » (mention AB) Université Paris I Panthéon-Sorbonne. – Mémoire : Une mobilisation intergénérationnelle : le mouvement anti-CPE.

2004-2005 Licence 3 Science Politique (mention AB) Université Montpellier I

2001-2004 Licence 3 Histoire (mention AB)
Université Paul Valery Montpellier III / University of Durham (Angleterre)

2000-2001 BAC ES lycée Joffre .Montpellier

Expérience professionnelle

Février-Août 2007 Consultante junior (veille Internet/stratégie d’influence) Agence Human to Human.

Juin-Juillet 2006 Accueil et accompagnement des artistes « Jazz ». Festival de Radio France et Montpellier.

Juin-Juillet 2005 Responsable site Internet et comptabilité. Festival de musique de Radio France et Montpellier

Juin-Juillet 2004 Accueil et accompagnement des artistes. Festival de Radio France et Montpellier

Juin-Juillet 2003 Stagiaire au service Communication /Presse. Festival de Radio France et Montpellier.

Juillet 2002 Billetterie au Festival de Radio France et Montpellier.

Juin-Juillet 2001 Secrétaire de production et diffusion. Festival de Radio France et Montpellier.

Septembre-Novembre 2000 Stagiaire en « Communication, vente et diffusion ». Festival International du Cinéma Méditerranéen Montpellier.

1997-1999 Bénévolat dans le cadre du Festival International du Cinéma Méditerranéen Montpellier.

Langues

Anglais : bilingue (licence d’histoire réalisée à l’université de Durham)

Espagnol : lu, écrit

Activité

-Présidente de l’association « Sorbonne-communication ».

-Membre d’une association étudiante.

Centres d’intérêt

Informatique (Excel, Word, PowerPoint ; maîtrise d’Internet)

Lecture, musique, natation

Voyages : Angleterre, Egypte, Espagne, Etats-Unis, Italie, Grèce, Liban, Maroc, Tunisie, Turquie, Syrie.

Aude Lafitte

Diplômée en Sociologie et en Sciences politiques, spécialisée en communication, Aude veut mettre ses compétences au service des associations.

Son usage du web: Informatif

Aude Lafitte

Nationalité française

Diplômée en Comunication politique et sociale


2006-2007 Master 2 Communication politique et sociale, sous la direction de Jacques Gerstlé. Université Paris I Sorbonne
2005-2006 Master 1 Science politique, spécialité Communication et Pouvoir (Mention AB). Université Paris I Sorbonne
2003-2004 Licence Science politique Université Paris II Panthéon – Assas
2001-2003 DEUG Sciences Humaines et Sociales, section Sociologie (Mention AB) Université Paris V René Descartes
2000-2001 Baccalauréat série Sciences Economiques et Sociales
Lycée Hélène Boucher (Paris 20ème)

François Billy

Issu d’une formation d’économie et de sciences politiques, François a monté une association « Atout Économie » qui permet une vulgarisation de tous les concepts économiques. Il souhaite poursuivre dans le domaine associatif.

Son usage du Web : Economie

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François BILLY

Mail: billy.francois@gmail.com
Né le 08 Septembre 1984

 

Formation

Année en cours Master 2 professionnel de Communication politique et sociale. Université Paris 1

2005-2006 Master 1 de Science Politique, spécialité Communication & Pouvoir. Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (mention AB). Participation au projet Concorde (Conception ordinaire de l’Europe), sous la direction de Daniel Gaxie.

2004-2005 Licence de Science Politique. Université Paris 1. 1ère année à l’ESJ de Paris.

2002-2004 DEUG d’Economie (mention AB) Université Paris 1. Prépa ENS Cachan, option D2 Economie, Au lycée Marie Curie de Sceaux.

2002 BAC Scientifique, mention AB, lycée de la
Vallée de Chevreuse à Gif-sur-Yvette (Essonne)

Stages et expériences professionnelles

2003-2005 Pigiste pour le site musical www.foutraque.com

Eté 2003 Stage au back-office de la BRED Banque Populaire. Mission de recensement, d’enregistrement et de gestion des échus sur les produits SWAPS de taux & FUTUR.


Juin 2000 Stage d’observation dans la collection Langue Pour Tous de Presse Pocket.

Compétences
Langues
Anglais: lu, écrit, parlé. Allemand : lu
Informatique PC: Word, Excel, Power Point

Investissements

Membre de l’équipe du site des étudiants de science politique (http://scpo.univ-paris1.fr/) de 2004 à 2006.

Cofondateur, vice-président en charge de la communication d’ATOUT ECO, association proposant des conférences sur des thèmes économiques.

Loisirs

Artistiques Piano, guitare

Sportifs Natation(niveau national jusqu’en 2003), water-polo